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12 septembre 2009 6 12 /09 /septembre /2009 18:30

Mardi 1er septembre, nous étions à proximité de la friche du Jardin Naturel (paris 20ème) en train de contempler des libellules prenant le soleil juchés sur des plantes hautes.

 

Une guêpe noire fort élégante a alors attiré notre attention. Elle allait d’une graminée à une autre en s’arrêtant particulièrement sur les feuilles desséchées.

Au bout de quelques instants, nous l’avons vu se suspendre à l’une de ces feuilles et commencer à la déchirer à l’aide de ses mandibules (on entendait d’ailleurs comme un léger cliquetis). Au bout de quelques secondes, elle s’est envoleé en emportant un tronçon de feuilles desséchées  de 7 à 8cm de long.

 

Etonnement, interrogation (quel est cette bête ?, que fait-elle ?, où va-t-elle ?)

 

Nous sommes restés sur notre fin…

 

Quelques jours après, alors que nous visitions les massifs ornementaux du Parc Floral à la recherche des plantes les plus nectarifères ou pollinifères, nous avons fini par tomber sur une bête, qui sans avoir la certitude qu’il s’agit de la même, lui ressemble fort.

 

Dans les 2 cas, des ailes sombres à  reflet, pétiole très long, plus de 20mm… il doit s’agir d’un Isodontia sp.

 

 

Nous avons rarement vu une plante attirant une telle quantité et une telle diversité d’insectes butineurs. Il s’agit d’une Aster mais nous n’avons pas pu pas pu mettre la main sur l’étiquette précisant de quel cultivar il s’agit. Nous le préciserons lorsque nous aurons l’information.

 

Lundi 7 septembre, je fais un passage éclair au potager pédagogique de la Maison du Jardinage. Je jette un coup d’œil sur l’un des nichoirs à insectes mis en place par les éco éducateurs (salut à vous !).

 

Et là… je vois ce que je rêvais de voir (un rare moment de grâce dans ce monde de brute) : ma bête ayant capturé sa proie et s’apprêtant (je l’espère) à nourrir sa progéniture.

 

 

Autant il est facile de prendre en photo une abeille solitaire en train d’operculer son nid, autant il est difficile de s’approcher d’une guêpe solitaire ayant sa proie paralysée entre les pattes. Après une course poursuite dans le potager (que les éco éducateurs se rassurent, je ne suis pas sorti des allées), j’ai fini par réussir à l’approcher et à la photographier

 

                                                  

 

Voici la bête en plein effort, s’efforçant de l’introduire dans son nid.

 

 

 

 

 

Je n’ai pas eu le courage, une fois la bête repartie, d’aller ouvrir la tige de bambou et de réduire ainsi ses efforts à néant. On suppose qu’elle a pondu son œuf sur la bête.

 

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