Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:49

femme-arbre.jpg

Je suis la grue et l'échassier,

L'élégance, l'absence d'aspérité.

Le flamant rose, la fermeté.

Don Quichotte et le cyclope.

La féminité et l'essentiel.

L'amplitude, la démesure.

Une amazone, l'extravagance.

L'exemple, la générosité.

La grandeur et la déformation.

Une femme sans en être une.

Sculpture vivante,

Je ne ressemble à aucun autre corps.

Je suis moi, immensément moi.

Et je vis... .

Je remplis l'espace avec grâce et assurance.

Il m'appartient, comme peut nous appartenir la ville que l'on parcourt en marchant ... au centre de ses rues.

Comme lorsque l'on déambule à l'aube, où il n'y a personne.

 

Annie Carcaillon

Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 17:30

 

Au pied de cet arbre, j'ai levé les yeux au  ciel. Ses longs bras dégingandés, ses doigts gigantesques n'en finissent pas ; à en avoir la tête qui tourne.

La sienne est faite de petites fenêtres rectangulaires. Le soir, à l'heure où le cerveau s'allume, la lumière éclaire l'ensemble du végétal.

Alors, je suis revenue la nuit. J'ai vu des ombres mises à jour par un feuiilage confus. Et des tâches jaunes éparpillées sur le tronc. J'ai retrouvé ce ballet vertigineux. J'ai découvert d'autres bras, d'autres danseurs élégants, longilignes, qui font bouger leurs membres en de gracieux mouvements.

La progression envahissante de ce chapeau extravagant change de lumière selon les heures du jour.

La tête, en verre et en métal, ne bouge jamais. On s'interroge sur son avenir. Ce cerveau miniuscule dans cet écrin spacieux, qui ne grandit pas, qui ne sourcille pas.

Que deviendra-t-il au coeur de cet ensemble grandissant ?

Annie Carcaillon

lampe-arbreJPG.JPG

Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article
29 novembre 2011 2 29 /11 /novembre /2011 19:21

Ce n'est pas vraiment le sujet propoPetites fées 2

D'une "ville en herbes sauvages"

Pourtant ces poupées de haut vol

Donnent l'envie des mots.

 

Dans ces écrits, on les découvre,

Elles se personnalisent.

 

C'est avec légèreté

Qu'elles ôtent leur parure

Des fleurs d'ornement

Qui, de mai à septembre,

petites fées 1

Habillent les jardins.

 

Il y a les solitaires et les accompagnées,

De leur robe de princesse

Couleur "rideaux de théâtre"

Elles ont l'air effrontées,

Mais d'une grande noblesse

Font tourner leurs dessous

Juste à l'endroit du nez

 

Jurant presque les Dieux

Rien ne peut les atteindre

Elles sont de ces belles fées

Qui toujours accompagnent

Et nous font oublier

Qu'elles sont attachées.

 

Annie Carcaillon

Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article
7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 17:04

 

Square Maurice Gardette, en plein centre du centre urbain. Une respiration en somme, malgré l’enceinte et la rupture. Autour de ce parc miniature, des tuteurs sont plantés les uns à côté des autres. Ils sont séparés par un même intervalle. Ainsi protégé de tout, cet antre d’oxygène semble être préservé.  Le vert y travaille sa palette, étale ses couleurs dominantes. Il s’étoffe librement, …

Jusqu’à cette « barrière » soudée… 

 

DSC05842.JPG

 

Et pourtant un air de printemps, une aération au cœur des tumultes.

 Voyez comme tout se mêle et s’enroule !

Avec quelle intensité et quelle grâce aussi.

Ce qui dans cette harmonie, aurait pu n’être qu’intrusion, ajoute de la matière, complétant le tableau.

De l’élément vivant à l’objet inerte

Du vélo de passage, à l’herbe sauvage,

Chacun avec sa force contre vent, tempête,

S’unir à l’autre, et combiner ce paysage.

Annie Carcaillon

Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article
14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 22:30

                                               arbre lumière                                          

                    L'arbre lumière       Habille le bout de ses branches        Et le jour éclairé       Comme la nuit, s'allume                       

L'hiver passé  /  N'a laissé qu'une ampoule / Elle est la vie de l'arbre  /  Qui n'a plus de feuillages                                       Mais de sa conviction  / Elle anime l'allée  /  Lui devient "l'arbre à part"  /   Qui ne veut qu'éclairer

 

Donner de la lumière / N'est il pas plus porteur                                                                                                                              Que d'assombrir les âmes  / Sous d'épaisses verdures ?

 

                                            Etre le dernier spot     D'un chemin sinueux     Ou sa première lanterne

 

Toutes ces terminaisons                                 

En rayons de soleil                                                                                                   

Inonderaient, et l'allée, et le ciel et la terre,                                                                                                          

Ne laisseraient plus rien                                                                                                  

Au hasard de ces ombres.

La vie au bout des doigts

En faire pousser plein d'autres,

Nul besoin d'eau

Ni de quelconque engrais

 

Ne faire de cet arbre      

Qu'une seule lumière                                                                                                                                 

(Annie Carcaillon)

Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article
11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 22:05

Nous inaugurons aujourd'hui avec bonheur la parution d'une nouvelle rubrique du blog de l'association Ville en Herbes.

Nous la dédions à la littérature dans son rapport avec la nature.

Annie Carcaillon, une fidèle adhérente de l'association se lance sans filet.

Première !

 

 

 

 

J’étais seule à avoir trouver cette issue. Seule à avoir réussi la percée. Certains peuvent s’évertuer à me couper pour orner une table, à m’arracher à mes racines pour s’amuser, je suis tenace. Plus rien ne pourra déranger la passion que j’ai de vouloir être là, de vouloir embellir ce que sur la terre ciment, béton, goudron tente en vain de recouvrir. Que les genres se mélangent, bon sang ! Que les genres se mélangent !!

 

photo erigeron2

 

 

 

 

photo-erigeron.jpg


Moi, j’ai trouvé « la » brèche, cet infime espace par lequel je me suis expulsée pour grandir, vivre, m’exprimer. Et je viens de loin, si vous saviez comme je viens de loin ; du centre de la Terre. Je m’explique. Imaginez laTerre et son noyau central, cette matrice extraordinaire. Toutes les plantes existantes aujourd’hui et qui se font jour à nos yeux, ne sont que graine au cœur même de ce cœur. Et chacune d’elle de chercher à naître, à se développer. Il faut malignité, patience et longueur de temps pour explorer toutes les parois de ce Noyau-Terre, pour y trouver « le » millimètre d’ouverture. Moi j’ai trouvé. Et aujourd’hui je suis là, la seule sur la façade de ce mur. Je me trouve belle et sauvage dans cet ensemble calculé et maîtrisé. La main de l’homme n’est pour rien à cette beauté naturelle. Peut être le regard qu’il me porte parfois me conforte dans ma raison d’être. Jusqu’à ce photographe aujourd’hui … je me sens haute et fière.

 

 

 


Repost 0
Published by ville en herbes - dans chroniques littéraires
commenter cet article